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D'un emploi simplissime ces arômes sont extraits du produit
à part-entière.
On y trouve donc l'essence même des arômes présents
naturellement dans le produit traité et les saveurs recherchées
sont fidèlement restituées.
Les
arômes vanille, café, pistache sont largement acceptés
et entrés dans les cuisines, un élargissement de
la gamme devrait en toute logique finir par être tolérée
et acceptée par tous.
Cependant, la crainte de se voir accusé de tromperie interdit
le
cuisinier de l'employer ouvertement.
Le
cuisinier a alors recours à une rhétorique maladroite
qui l'enferme dans un mal-être indescriptible...trébuchant
avec maladresse pour tenter d'expliquer par quelle astuce ces
saveurs se sont retrouvées emprisonnées...
Le romantisme et la poésie ne suffisent pas à apporter
les explications rationnelles sur la magie de leur art, que même
le maître n'atteint pas !
Sachons
que ces arômes ne sont pas seulement employés dans
la grande industrie de l'agro-alimentaire et que de nombreux créateurs
de modes alimentaires les emploient sans états d'âmes
!.
Ces arômes servent aussi à de nombreux cuisiniers
qui les utilisent pour étendre leur gamme gustative, comme
autant d'épices ou de condiments et valoriser mieux encore
leur talent culinaire.
Rehausseur
de goût et possibilités nouvelles d'introduire dans
sa cuisine des arômes inattendus sont autant d'arguments
qui me poussent à découvrir plus encore ces auxiliaires
et faire découvrir plus encore de curiosité gustativesaux
amateurs !.
L'inventivité
est donc multipliée dès que l'on ose sortir des
carcans idéologiques et académiques !
USONS
SANS ABUSER !
Les
arômes permettent une véritable exploration culinaire
novatrice.
Arôme
caviar ou arôme échalotes pour parfumer une
crème fouettée salée. |
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Pour
apporter la pointe originale aux crèmes et appareils
(Ici emploi à froid pour une utilisation à
chaud). Compte gouttes, qui permet de doser avec facilité,
mais aussi de reproduire le dosage souhaité. |
Hydrosolubles
ou liposolubles... la facilité d'emploi est absolue !
Complément indispensable pour parfumer autrement qu'avec
des liqueurs alcoolisées et typer avec finesse les sirops
de punchage. Pour réaliser soi même des huiles, vinaigres
ou sirop parfumés.
Certains
arômes sont aussi disponibles sous forme de poudre.
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| Arôme
champignons bolets |
Arôme
vin |
On
utilise aussi couramment les alcools et les pates pour aromatiser
les plats
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| L'alcool
de menthe |
Le
pralin |
La
pate de pistache |
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LA
LEGISLATION
Vous
utilisez des arômes ?
Que faut-il indiquer sur votre carte ?
1.
Vous utilisez des "Arômes naturels de..." (nom
de la matière première végétale ou animale)
-
a) Pour les plantes aromatiques, fleurs,
vanille... dont le client ne s'attend qu'à retrouver l'arôme,
vous pouvez écrire la mention 'sauce au basilic', 'glace à
la rose', 'crème à la vanille'.
-
b) Pour les produits que le client s'attend
à trouver en l'état dans son assiette, comme les cèpes ou
la truffe, vous devez intégrer des morceaux de cèpes ou de
truffe dans votre plat pour pouvoir écrire la mention 'aux
cèpes' ou 'à la truffe'. L'arôme en question doit servir à
en renforcer le goût. Notez que la réglementation impose une
proportion de 3 % minimum de truffe pour pouvoir indiquer
la mention 'à la truffe'.
-
c) Si vous n'ajoutez pas de cèpes ou de truffe,
vous devez écrire les mentions 'arôme' ou 'parfum' ou 'saveur'
ou 'goût' cèpes ou truffe. Vous n'avez pas le droit d'écrire
"à l'arôme de", "au parfum de", "à
la saveur de..." , "au goût de".
2.
Vous utilisez d'autres types d'arômes :
-
Vous
pouvez écrire les mentions 'arôme', 'parfum', 'saveur', 'goût'
suivies du nom de la source : basilic, verveine, cèpes, truffe.
Vous n'avez pas le droit d'inscrire la mention"au basilic","'à
la verveine", "aux cèpes", "à la truffe"...
3.
Vous utilisez des arômes de fumée
-
Vous pouvez écrire la mention 'goût/arôme/fumée'. Vous n'avez
pas le droit d'écrire 'fumé'.
4.
Vous utilisez des arômes de transformation Le cas échéant,
- Vous
pouvez écrire "arôme poulet", "arôme viande",
"arôme grillé", "arôme caramel", "arôme
fudge"...
Vous n'avez pas le droit d'écrire "au caramel"',
"au fudge"...
Source
journal l'Hotellerie
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On
distingue 6 catégories d'agents aromatisants qui peuvent entrer
dans la composition d'un arôme.
- 1
et 2. Les substances aromatisantes naturelles et les préparations
aromatisantes naturelles
Elles sont obtenues par les process physiques traditionnels.
Ce sont les huiles essentielles, jus concentrés, oléorésines,
résinoïdes, teintures ou infusions, absolus, alcoolats, concrètes,
distillats, eaux aromatiques. Elles peuvent aussi être obtenues
par les techniques biotechnologiques : techniques enzymatiques
et techniques microbiologiques. Les techniques biotechnologiques
permettent d'obtenir un arôme donné à partir de matières premières
bien différentes. Ainsi, on peut obtenir un arôme naturel
au goût de framboise à partir d'un extrait naturel de racine
d'iris ou fabriquer de la vanilline (substance aromatisante
caractéristique de la vanille) à partir d'acide férulique
provenant de pulpe de betterave ou de son de céréale.
- 3.
Les substances aromatisantes identiques aux naturelles. Elles
sont obtenues par synthèse chimique. Leur formule chimique
est identique à une substance présente naturellement dans
une matière première d'origine animale ou végétale. Ainsi,
on peut obtenir de la vanilline par synthèse chimique, à partir
de la lignine (issue du bois) ou à partir d'un alcool, le
gaïacol. Les substances ainsi obtenues n'ont pas droit à la
mention 'naturel'. Notez que la vanilline de synthèse est
1 000 fois moins chère que la vanille naturelle. Quant au
benzaldéhyde de synthèse, il est 100 fois moins cher qu'une
huile essentielle d'amande amère, qui est essentiellement
composée de cette substance. D'une façon générale, les substances
identiques aux naturelles sont nettement moins chères que
les substances naturelles. Elles sont couramment utilisées
pour composer des arômes d'un 'bon rapport performance-prix',
c'est-à-dire, des arômes à prix compétitif, plus puissants,
d'une qualité aromatique plus régulière, et qui résistent
mieux aux températures élevées (sucre cuit).
- 4.
Les substances aromatisantes artificielles. La synthèse chimique
a permis d'imaginer des molécules (ou substances) n'existant
pas dans la nature et pourtant dotées de caractéristiques
organoleptiques particulières. Le cas le plus courant est
celui de l'éthylvanilline, qui, grosso modo, a le même parfum
que la vanilline extraite de la gousse de vanille, et dont
le prix est encore légèrement inférieur à celui de la vanilline
de synthèse.
- 5.
Les arômes de transformation. Ils sont produits à partir d'un
mélange de sucres et de produits azotés qui, au cours de leur
chauffage, donnent une réaction de Maillard. Ils permettent
d'obtenir des arômes aux notes 'viande', 'poule', 'grillé',
'caramel', 'fudge'... Ils sont très utilisés par les industries
agroalimentaires qui fabriquent des préparations pour sauces
ou plats cuisinés.
- 6.
Les arômes de fumée. Ce sont des mélanges aromatisants préparés
à partir de fumées dégagées lors de la combustion de bois
de chêne, de hêtre, de noyer... et récupérées avec de l'eau.
Ils sont utilisés par les industriels pour donner un goût
fumé aux saumons et charcuteries ou apporter une note boisée
(brandy, rhum...) à diverses préparations.
Arômes
naturels et non naturels, c'est avec l'une ou plusieurs de ces
6 catégories de préparations et substances aromatisantes que sont
créés les arômes alimentaires. Il existe donc dans le monde des
arômes alimentaires des 'nez', dont le rôle est similaire à ceux
qui créent les parfums cosmétiques.
Ils peuvent ainsi composer plusieurs types d'arômes définis par
la réglementation actuellement en vigueur : des 'Arômes naturels
de...' (nom de la matière première d'origine végétale ou animale),
des 'Arômes naturels', des 'Arômes' (sans référence au caractère
naturel).
Ainsi,
à titre d'exemple :
Un Arôme naturel de citron : Cet arôme est préparé exclusivement
à partir de préparations aromatisantes naturelles et de substances
aromatisantes naturelles extraites presque exclusivement du citron.
La réglementation admet en effet que l'aromaticien ajoute une
touche d'une préparation aromatisante naturelle ou d'une substance
aromatisante naturelle issue d'une autre plante pour typer cet
arôme, l'essentiel de la fraction aromatique de l'arôme devant
provenir de la matière végétale ou animale citée dans la dénomination.
Cette notion est assez floue.
Les aromaticiens - selon un accord interprofessionnel - appliquent
en général la règle des 90/10 : 90 % issus de la matière première
animale ou végétale citée dans l'appellation, et 10 % d'une autre
source. Dans le cas de l'Arôme naturel de citron, on peut apporter
une faible quantité de substances ou préparations aromatisantes
naturelles provenant de l'orange.
Un Arôme naturel : Reproduisant le goût du citron, cet arôme peut
être préparé en grande partie ou en totalité à partir de substances
aromatisantes naturelles obtenues grâce à d'autres sources que
le citron, par procédés microbiologiques ou enzymatiques. Dans
ce cas, le professionnel devra choisir entre les dénominations
'Arôme naturel' et 'Arôme citron'. L'administration a par ailleurs
estimé que la dénomination "arôme naturel goût citron obtenue
à partir d'une autre source que le citron" était conforme aux
dispositions réglementaires. w Un Arôme citron : Cet arôme au
goût du citron comprenant des substances aromatisantes identiques
aux naturelles ou artificielles, seules ou en mélange avec des
substances et/ou des préparations aromatisantes naturelles, ne
peut être dénommé que 'Arôme citron' ou toute autre dénomination
ne faisant pas référence à la nature (au caractère naturel)...
Ainsi, il ne peut pas être appelé 'Arôme de citron'.
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