Voila la suite et les commentaires de l'oeuf de cent ans
tenté par Jean Christophe Feuillet.


Remémorez vous la première
expérience à cette page

 

Fig. 28 : Deuxième ouverture (19 mai 2004)
Peu de différences en surface. L'enduit argileux
est encore humide et malléable.
Fig. 29 : Après nettoyage On remarque la présence de concrétions qui ne disparaissent pas au lavage
de l'enduit (il faut gratter). Leur structure semble arborescente. Il s'agit probablement de dépôts minéraux qui ont diffusé à travers les pores de la coquille, de l'intérieur vers l'extérieur de l'œuf.
Fig. 30 : Les concrétions vues de plus près.
Fig. 31 : Les concrétions sont plus visibles si on mouille la coquille.
Fig. 32 : Comparaison avec un œuf frais.
Fig. 33 : Ouverture au scalpel. Déception !!! Le blanc est bien ambré mais … presque entièrement liquide ! Seule une faible épaisseur autour du jaune est gélifiée. Le résultat semble moins abouti que lors de la première ouverture. L'odeur sulfurée est très marquée. Est-ce le processus de décomposition qui l'emporte sur l'alcalinisation due à la potasse ?
Fig. 34 : Il n'y a que quelques zones adhérentes à la coquille qui sont prises. Dommage, la couleur était bonne !
Fig. 35 : Le jaune La teinte est encore imparfaite. Pas d'assombrissement notable si on compare avec le premier œuf ouvert.
Fig. 36 : Vue interne de la coquille Présence de taches bleu-noir (sulfure de fer ?) au même emplacement que les concrétions externes.
Fig. 37 : Vue d'ensemble
Fig. 38 : Découpe du jaune. Consistance extrêmement caoutchouteuse. Remarquez la maigre épaisseur de blanc gélifié. La teinte est encore très jaune.
Fig. 39 : Autre point de vue. Amusant : les dépôts colorés sont irréguliers, et permettent ainsi de mettre en évidence la structure en " peaux d'oignon " du jaune (couches successives).
Fig. 40 : Le " blanc ". Il n'est que moyennement gélifié. La consistance me fait penser à une gelée de framboise avec trop peu de pectine …
Fig. 41 : Troisième ouverture (6 juin 2004) Je n'ai pas eu la patience d'attendre un mois de plus, alors … je débarque ! Il y a cependant une différence avec les fois précédentes. En effet, les échantillons que j'avais conservés au réfrigérateur ont montré une gélification du blanc au froid. En conséquence, j'ai placé le dernier œuf quatre jours au froid avant de l'ouvrir …
Fig. 42 : Après lavage. Quasiment aucune concrétion, à la différence de la fois précédente. En revanche, les pores de l'œuf ont noirci (diffusion du sulfure de fer ?).
Fig. 43 : Pores vus de plus près.
Fig. 44 : Aaaaah ! Enfin ! L'ensemble du blanc a pris en masse (il ne reste qu'un petit filet de liquide ambré).
Fig. 45 : On dirait presque un vrai, non ?
Fig. 46 : Encore une autre angle … Petit détail : l'odeur est infâme ! Plus de relents soufrés, mais des bouffées d'ammoniaque vraiment désagréables … non, je n'y goûterai pas !
Fig. 47 : Vue intérieure. Ca coince toujours. La teinte noire et la consistance crémeuse ne sont pas au rendez-vous. Peu de différences avec la dernière fois … Dommage !
Fig. 48 : Vu de plus près.
Fig. 49 : Un bout du " blanc ". C'est la bonne teinte. La consistance est celle d'un aspic un peu tendre.
Fig. 50 : Jaune … toujours ! Même la zone située au contact de la coquille (là où la concentration en potasse devrait être la plus forte) reste jaune …

Mille mercis à Jean Christophe Feuillet pour les photos,
les explications et le temps consacré à l'expérience !

 

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