Les œufs de 100 ans!

Un immense merci à
Jean-Christophe Feuillet, enseignant en sciences physiques
au Lycée agricole d'Auxerre.

Merci également au nombre impressionnants de personnes qui
continuent à m'apporter des infos..
J'y arriverai un jour, je le jure !!

La magie de l'internet et de la générosité.
Jean Christophe a tenté l'expérience et j'en profite pour marteler..
"Non, on ne peut pas faire un oeuf de cent ans par simple immersion dans le vinaigre".

AVERTISSEMENT

Attention il s'agit d'une expérimentation
chimique et pas encore d'une recette éprouvée!
La consommation en l'état ainsi que la manipulation pendant la réalisation
pourraient être dangereux.
Cette fiche est une démonstration de labo.

La suite de cette expérience ici

 

Fig. 1 : Le matériel de départ 3 œufs, du sel fin (ou chlorure de sodium NaCl, 10 g pour la préparation, et de quoi garnir une boîte), 10 g de potasse (KOH de son petit nom), de l'argile artificielle (je n'avais pas d'argile rouge sous la main, alors j'en ai préparé un ersatz en broyant au mortier 40 g de kaolin et 5 g d'oxyde de fer Fe2O3 , 2 H2O), et 10 cl d'eau propre et fraîche. Une boîte pour la conservation, des lunettes de protection et des gants en latex pour la manipulation (potasse : très corrosif !!!) ainsi qu'une spatule métallique.
Fig. 2 : L'eau est ajoutée à l'argile On mélange à la spatule pour obtenir une pâte (non, je n'ai pas dit un appareil !) lisse et homogène.
Fig. 3 : Ajout du sel (10 g)
Fig. 4 : Après mélange…
Fig. 5 : La potasse Pour celle et ceux qui n'en auraient jamais vu, ça se présente sous la forme de pastilles. DANGER ! Très corrosif, ne pas manipuler à mains nues. A partir de cette étape, manipulez avec des gants en latex et des lunettes de protection.
Fig. 6 : Ajout de la potasse (10 g) " Ganache de kaolin aux pépites de potasse ". Miam ! On en mangerait !
Fig. 7 : Après mélange…on dirait vraiment une ganache au chocolat, non ? (bien mélanger, les pastilles se dissolvent lentement dans la masse)
Fig. 8 : La boîte de conservation Un lit de sel fin (1 cm d'épaisseur) permet de maintenir les œufs et d'absorber l'humidité (idéalement, il faut enrober les œufs dans de la paille de riz, mais c'est pas facile à trouver… peut-être que de la sciure de bois ferait l'affaire…)
Fig. 9 : Premier candidat au bain de boue…
Fig. 10 : Plouf !
Fig. 11 : Dessus, dessous… Il faut une couche d'environ 2 mm d'épaisseur. Manipulez surtout avec la spatule, la main ayant un peu trop tendance à décaper la couche déjà déposée.
Fig. 12 : Et d'un …
Fig. 13 : … et de trois
Fig. 14 : Comme il reste du mélange et qu'il ne faudrait pas gâcher… Une petite larmichette de nappage en plus pour la route ! Abondance ne nuit pas…
Fig. 15 : Voilà, y'a plus qu'à attendre ! Nous sommes le 18 avril 2004, rendez-vous dans 15 jours pour le premier décoquillage !
Fig. 16 : Ca y est ! C'est le 3 mai ! A l'ouverture de la boîte, on constate que le lit de sel a durci (pas étonnant vu l'humidité). La couverture de " boue " a un peu séché, mais elle reste encore molle.
Fig. 17 : En plus gros plan (merci le zoom numérique !)
Fig. 18 : Premier candidat au décoquillage.
Fig. 19 : Vu d'un peu plus près, délicatement croûté de chlorure de sodium cristallisé…
Fig. 20 : Après lavage Peu de différence en surface, quelques taches pigmentées rougeâtres (discrètes) sont apparues.
Fig. 21 : Tadaaaa ! Délicate incision latérale. La blanc a pris la coloration ambrée (quoiqu'encore un peu claire) des œufs de cent ans… il reste encore du blanc liquide (1/3 du volume environ). Le jaune laisse deviner les colorations verdâtres attendues…
Fig. 22 : Au flash ! Ca m'apprendra à faire une autopsie de l'œuf le soir dans la crypte qui me sert de cuisine…vive la lumière naturelle pour les couleurs !

Fig. 23 : Le cœur du problème La coloration noir-verdâtre s'est développée, plus sombre au centre qu'aux bords…là aussi, ça coïncide, même si les teintes ne sont pas encore aussi accentuées que dans les œufs du commerce.

Fig. 24 : Vu de plus près Pouarfff ! Eeeeh ben, il refoule du goulot le p'tiot ! Aaaaah, le doux parfum d'ammoniaque…J'ignore si cela fait partie du processus naturel ou si la putréfaction s'installe…

Fig. 25 : Un petit bout de blanc (qui n'est plus blanc) Tout à fait la consistance de la gélatine trempée.
Fig. 26 : A la pointe du couteau (de Thiers, en acier forgé et affûté sur une pierre de Laguiole, cela va de soi !)
Fig. 27 : Re-zoom (oh les jolies rayures qui montrent que j'ai affûté la lame dans tous les sens comme un sagouin !) Premier décoquillage encourageant, mais la " maturation " n'est pas encore assez poussée. Rendez-vous dans 15 jours pour la décapitation du second coco… (pour le dernier, j'attendrai un mois de plus, total=2 mois).

La suite de cette expérience ici

Textes et photos Jean Chritophe Feuillet

 

Accueil Recettes par thèmes Techniques Lexique Convertisseur

 

 

Hit-Parade