Le
très réputé Chef Marc Veyrat nous a
consacré un peu de son temps pour répondre avec simplicité
à quelques questions. Merci pour cette accessibilité
que nos visteurs sauront apprécier .
Marc
Veyrat a aimablement accepté de se prêter à cet exercice
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Bonjour
Marc Veyrat, vous avez accepté de répondre à notre interview
avec simplicité et nous vous en remercions au nom des nombreux
visiteurs de Chefsimon.com.
Bertrand
Simon-La première question est celle-ci.. avez vous déjà visité
notre site internet chefsimon.com, si par bonheur c'était le cas
quel jugement portez vous sur ce travail ?
Marc
Veyrat- Oui. Votre site Internet Chefsimon.com est très riche
;
il contient beaucoup d'informations utiles, de recettes illustrées,
de conseils pratiques,… Bravo !
BS-Quel
est votre secret ? Quelle est la qualité qui a fait de vous ce que
vous êtes
et ce que vous représentez aujourd'hui ?
Marc
Veyrat-Mon secret : la passion, l'opiniâtreté et la création.
Etre à l'écoute des critiques parce que je suis un autodidacte,
avoir le sens aigu de l'ouverture d'esprit et de la libre expression.
BS-Quelle
satisfaction personnelle en tirez vous ?
Marc
Veyrat-Un bonheur de tous les instants et surtout une remise
en
cause perpétuelle qui me permet d'avancer.

L'herbier
gourmand
BS-Vous
militez maintenant depuis plusieurs années pour une cuisine plus
nature ,
comment pensez vous que le cuisinier lambda puisse à son tour, face
aux charges
intégrer dans sa démarche culinaire de telles idées (économiquement
parlant le
restaurateur peut-t-il véritablement " suivre " le mouvement ? )
Marc
Veyrat-Je pense que l'avenir de la cuisine du 21ème siècle est
un problème
d'identité, d'hygiène de vie et d'environnement :
- d'identité : il faut préserver nos racines, ne pas perdre notre
identité culinaire française,
- d'hygiène de vie : je reste persuadé qu'au 21ème siècle un nouveau
regard sera porté sur la cuisine.
Une prise de conscience sur les produits vrais et les techniques
nouvelles nous permettra d'alléger les aliments et de travailler
en basse calorie,
- d'environnement : la création, l'aromatisation tout en respectant
la nature que l'on met dans l'assiette. Ces 3 ingrédients sont indispensables
pour perpétuer la tradition et l'identité de la gastronomie française,
y compris de la cuisine populaire.
Pour cela, les créateurs doivent s'investir et continuer à apporter
le plaisir de la table sous des formes et des arômes contemporains.
Cette
démarche philosophique, cette cuisine de vérité est à la portée
de tout le monde
et du bon sens. D'un point de vue économique, la libre expression
reste un problème en
France pour les jeunes qui veulent créer leur propre entreprise.
Mais tant que notre
pays aura les taxes fiscales et sociales les plus lourdes d'Europe,
notre jeunesse et
notre patrimoine en seront pénalisés.
BS-Pouvez
vous expliquer à nos visiteurs internautes comment les grands chefs
s'organisent pour gérer la qualité et la régularité des fabrications
lorsqu'ils sont absents de leurs cuisines ?
C'est une question récurrente qui obsède les gastronomes...
Marc
Veyrat- J'ai toujours été présent dans mes cuisines, mais depuis
que nous avons
élaboré le temps de travail sur 1 semaine réduite dans nos 2 établissements
(nous sommes fermés le lundi et le mardi toute la journée, le mercredi
midi,
le jeudi midi et le vendredi midi - unique en France !), cela me
permet de m'organiser
en conséquence et d'être sur Paris en début semaine pour réaliser
mes affaires et ma communication.
Mais ce luxe coûte très cher à l'entreprise.
BS-La
brutale disparition de Bernard Loiseau
a profondément choqué le monde la restauration .
Cette disparition aura t'elle servi d'électrochoc pour notre profession
souvent décrite comme " sinistrée " ?
Marc
Veyrat- Je ne suis pas de nature à être pessimiste et je ne
peux cautionner cette sinistrose dont vous parlez. La mort de Bernard
n'appartient qu'à lui et je crois que c'est une forme de respect
que nous lui devons de ne pas tirer de conclusions trop hâtives
sur les motivations de sa disparition. Il est vrai que notre profession
demande beaucoup de sacrifices, un investissement à la fois personnel
et financier mais en retour beaucoup de bonheur. Nous faisons un
métier de plaisirs.
Et la trace de Bernard restera indélébile car nous l'aimons.
BS-Nombreux
jeunes après leur formation en école hôtelière par filière scolaire
ou par
apprentissage (donc ayant suivi un chemin classique de formation)
quittent la profession ;comment analysez vous ce phénomène ?
Marc
Veyrat-Effectivement, nous sommes obligés de constater que bon
nombre de jeunes se retirent de la profession pour différentes raisons
:
1. nous n'avons pas suffisamment communiqué pour valoriser les métiers
manuels (seuls les inconvénients sont abordés mais jamais les avantages)
alors que notre métier est l'un de ceux qui a le plus progressé
ces 10 dernières années (réduction considérable du temps de travail,
salaires revalorisés, …),
2. les jeunes partent à l'étranger pour les avantages fiscaux bien
plus attrayants que chez nous
3. la cuisine bouge beaucoup dans le monde, les jeunes sont curieux,
ils veulent découvrir de nouvelles choses ; l'orientation est le
métissage
4. pour ouvrir le moindre petit restaurant, les jeunes sont beaucoup
trop pénalisés.
Malgré tout, je reste optimiste.

Les
cartes de cuisine de Marc Veyrat
BS
-La restauration collective, sociale ou de grand distribution produisent
chaque jour un grand nombre de repas, aidés par les produits de
l'agro alimentaire , et les cuisines centrales. Pensez vous que
la formation est en décalage avec cette réalité qui montre que la
majorité des personnels formés travaillent davantage en restauration
dite de " masse " qu'en restauration classique ?
Marc
Veyrat-Ce sont 2 écoles tout à fait honorables, à la fois différentes
et complémentaires. Je reste persuadé que la restauration de collectivité
doit redevenir l'éducateur du goût pour la cuisine de tous les jours.
L'on doit y retrouver un vrai rôti avec une vraie pomme de terre
purée. Cette restauration collective a un rôle prépondérant à jouer
sur l'éducation des palais.
BS-A
propos de la restauration " classique ", chacun sait que nombreux
établissements choisissent par obligation ou par choix de travailler
avec des produits industriels ou semi industriels, considérerez
vous cette pratique comme honnête vis à vis du client ?
Marc
Veyrat- Certains produits industriels ou semi-industriels ont
des normes draconiennes au niveau de l'hygiène et de la qualité.
Contrairement aux idées reçues, ces produits sont aussi légitimes
que certains produits soi-disant de terroir, qui pour se donner
bonne conscience galvaude ce mot si précieux.
BS-Ce
choix ne va t-il pas en contradiction avec le discours généralisé
sur les savoirs-faire…
Marc
Veyrat-Je travaille avec une société d'agroalimentaire dont
les dirigeants sont très avertis, honnêtes, passionnés et avec un
véritable savoir-faire. Ils possèdent un laboratoire de recherches
sur l'aromatisation et le goût naturel très innovant.
BS-Vous
collaborez dans de grandes entreprises ou industries de l'agroalimentaire,
cet engagement n'est -il pas au fond opposé à votre combat pour
une cuisine très naturelle ? Ou cette position est avant tout le
moyen pour les grands chefs de rendre l'alimentation du " commun
" plus agréable ?
Marc
Veyrat-Non, travailler pour l'agroalimentaire est une démarche
très positive. C'est apporter une pierre à l'édifice du bon produit
et du goût vrai au plus grand nombre. Il y a une prise de conscience
de ses grandes sociétés.
BS-Quelles
critiques porteriez vous aux émissions consacrées à la cuisine ?
Marc
Veyrat-Des émissions en France sont très bien réalisées et remportent
un vif succès comme " Gourmet TV ", " Cuisine TV " et surtout l'émission
de Joël Robuchon et de Guy Job sur France 3. Contrairement à d'autres
pays, nous possédons la qualité et non pas la quantité. Notre émission
intitulée " L'herbier gourmand " diffusée sur France 5 pour initier
les jeunes aux plantes sauvages fut également très enrichissante.
BS-Que
pensez vous des chaînes thématiques consacrées à la cuisine ?
Marc
Veyrat-Elles sont très importantes car c'est aussi un moyen
de faire connaître notre métier (un des plus beau métier du monde)
aux jeunes.
BS-Après
avoir suivi leur formation et reçu leurs diplômes, les jeunes hésitent
à embrasser la profession ou la quitte après seulement quelques
années de pratique, les restaurateurs ont aujourd'hui de la difficulté
à recruter tant des apprentis que des salariés, comment enrayer
selon vous cette désaffection ?
Marc
Veyrat- En communicant pour faire connaître notre métier, et
en cassant cette spirale qui a voulu pendant tant d'années se révéler
être un métier difficile et dur. L'hôtellerie, la cuisine sont rentrées
dans le 21ème siècle et dans le monde contemporain. Faisons savoir
que les choses ont changé, que le monde bouge, qu'il faut anoblir
nos métiers manuels.
BS-On
voit naître dans différentes régions des chartes de bonnes conduites
pour améliorer les conditions d'apprentissage et de formations des
jeunes stagiaires et apprentis, pensez vous que ces engagements
suffiront à redorer l'image blessée de la profession ?
Marc
Veyrat-Il s'agit d'une très bonne initiative pour soutenir les
jeunes dans la profession.
BS
-La formation est-elle selon vous adaptée aux exigences du monde
professionnel qui est très large (de la cuisine gastronomique à
la cuisine de collectivité)
Marc
Veyrat-Absolument pas. Je suis pour une formation passant par
l'éducation nationale. Il y a déjà un lien entre l'école et l'entreprise.
L'anglais et la culture générale sont prioritaires, y compris pour
la collectivité. Puis une cellule d'accompagnement de 1 an où les
jeunes, grâce à un complément de formation, s'adapteraient mieux
à la profession au lieu de les insérer trop rapidement dans l'entreprise
en leur demandant d'être rentable immédiatement, d'ou l'échec. Mais
encore faut-il que les entreprises puissent supporter le coût de
cette insertion.

La
cuisine paysanne
BS-Les
formations en école hôtelière sont très " élitistes " dans leur
contenu, mais très larges dans les exigences de compétences. L'école
hôtelière se doit de former les jeunes cuisiniers pour toutes les
formes de restauration. Pensez vous que cette dilution soit une
bonne chose ?
Marc
Veyrat-Tout à fait car je pense que la philosophie doit être
la même pour toutes les cuisines.
BS-Pensez
vous que rétablir un enseignement spécifique aux cuisiniers destinés
à la collectivité soit une bonne chose ?
Marc
Veyrat-Non. Ce qui est important, c'est de motiver les jeunes.
Qu'il s'agisse d'une cuisine de collectivité ou non, elle doit être
une passion.
BS-Croyez
vous qu'une orientation des jeunes dès la sortie de 5ème soit une
solution pour amener les jeunes dans la profession ?
Marc
Veyrat-Non, je reste persuadé que les études secondaires sont
nécessaires pour que les jeunes soient mieux armés et qu'ils acquièrent
un maximum de connaissances notamment dans les langues et les nouvelles
technologies comme l'informatique, Internet,… et puis vient l'orientation
!
BS-Je
travaille avec des arômes culinaires selon l'envie, que pensez vous
de ces aides culinaires?
Marc
Veyrat-OK s'il s'agit d'arômes naturels.
BS-Pierre
Gagnaire travaille avec Hervé This dans le domaine très large et
très vaste de la " Gastronomie moléculaire " quel regard portez
vous sur cette tendance ?
Marc
Veyrat-Nous même, depuis 10 ans, travaillons sur les molécules
et en plus avec François Couplan, l'un des plus grands botanistes
au monde, car la cuisine passe non seulement par une recherche mais
surtout par l'environnement, le respect de la nature.
BS-Vous
avez écrit avec Pierre Gaganire justement , un manifeste défendant
la créativité culinaire des Chefs français, ressemblant aux écrits
du Grand Escoffier qui dans un élan très chauvin déterminait de
façon marquée la supériorité de la France sur le terrain gastronomique.
Sans sombrer dans la World-food-fusion cuisine, " ne pensez vous
pas qu'au contraire le cuisinier dans sa généralité puise son savoir,
ses idées , ses sensations dans les cultures différentes.
Marc
Veyrat-J'ai écrit avec 7 autres chefs dont Pierre Gagnaire,
Alain Passard, etc… un manifeste pour défendre la créativité culinaire
française. La cuisine du 21ème siècle est pour moi un mariage d'amour
entre la nature et les cultures universelles sans oublier ses racines.
J'ai toujours défendu le métissage de la cuisine en gardant ses
racines et la notion de plaisir. Les produits bougent, les produits
d'hier ne sont plus ceux d'aujourd'hui ; c'est une donne importante
dans la cuisine du 21ème siècle. Je suis très optimiste quant à
leur qualité. La suppression inéluctable des excès de graisses par
des liants végétaux devient de plus en plus répandue.
BS
-La tendance " Terroir " n'est elle pas usurpée lorsque l'on s'informe
des méthodes de productions.
Marc
Veyrat-Tout à fait. J'ai déjà dit le terroir n'existe plus ;
vive le nouveau terroir. Car le nouveau terroir, c'est le savoir-faire
des hommes. Tout le monde sait bien que la pomme de terre du 20ème
siècle n'est plus celle du 21ème et que les contraintes européennes,
la réduction des distances et les nouveaux échanges ont modifié
les produits. Mais je fais partie de ceux qui croient que les produits
se modifient en bien. Cessons d'être pessimiste !
BS-Que
pensez vous du dossier du Canard Enchaîné " Qu'est ce qu'on déguste
!
Marc
Veyrat- " Ce que l'on déguste en premier, c'est le canard enchaîné
et ses réflexions souvent très judicieuses.
BS-La
réputation culinaire d'un pays qualifié de phare de la gastronomie
ne doit-elle reposer que sur quelques noms ? Ce constat n'a t'il
pas seulement été dressé au regard d'une certaine uniformisation
des plats proposés ?
Marc
Veyrat-Nous possédons en France les plus grands créateurs. L'ensemble
de ces jeunes talents est l'avenir de notre patrimoine.
BS
-Quel est votre regard sur le rôle que jouent les guides culinaires,
gastronomiques ou plus largement les magazines spécialisés.
Marc
Veyrat-Ils sont incontournables. Nous vivons à l'époque de la
communication : le savoir-faire doit se faire savoir. C'est conserver,
subjuguer un patrimoine et l'amener dans l'ère contemporaine.
BS-A
propos d'Internet et de la multitude des sites consacrés à la cuisine,
pensez vous que cette inflation soit une bonne chose ou au contraire
la multiplicité et la disparité est-elle vecteur de valorisation
de cet art ?
Marc
Veyrat-Je pense qu'Internet est un moyen de communiquer et de
valoriser notre art qu'est la cuisine avec une grande liberté d'expression.
BS-Quel
est le conseil que vous donneriez au ministre de l'éducation nationale,
au patron du Medef, aux représentants de la profession et de leurs
syndicats, aux jeunes, aux enseignants pour améliorer le système
de formation?
Marc
Veyrat-Les jeunes et les enseignants sont toujours victimes
des décisions politiques. Un jour à gauche, un jour à droite. Il
serait bon qu'une grande réflexion apolitique sur la formation et
l'éducation nationale voit le jour afin d'adopter des dispositions
fermes qui ne soient pas remises en cause tous les 5 ans car il
va de l'avenir de notre jeunesse.
BS-
Quelles sont les règles pour réussir une bonne préparation culinaire?
Amour, passion, partage et convivialité. -Sur le terme " créativité
" je suis sceptique, je préfère l'interprétation et la déclinaison,
que pensez vous de cela. Chacun ne va t'il pas puiser dans son environnement
et selon ses points d'intérêts les idées ,les inspirations qui seront
ensuite conjuguées avec une somme de connaissances, d'observations
et de pratique commune à tous.
Marc
Veyrat- Pour moi, les fondations de la création, c'est emmagasiner
un tas de choses vécues ou à vivre. L'élévation dans la création
ne peut être réussie que si elle devient parfois spontanée, folle
ou réfléchie, dans un climat de fébrilité, de remise en cause ;
elle prend alors toutes ses lettres de noblesse. La création, c'est
faire percevoir sa propre philosophie en contemplant le monde sans
jamais copier l'autre.
BS-
Quels sont les conseils que vous donneriez aux cuisiniers dans leur
généralité et spécialement aux jeunes qui débutent autant à l'école
qu'en entreprise ?
Marc
Veyrat- Nous avons la chance : - de posséder un métier créateur
d'emplois où le contact avec la clientèle est une richesse, - de
s'exprimer librement soit en créant sa propre entreprise, soit en
travaillant dans une grande société qui laisse au cuisinier beaucoup
de libertés; Mais avant tout, il faut être passionné.
BS
-Quels sont vos projets d'envergure à l'avenir à plus ou moins long
terme ?
Marc
Veyrat- La publication en novembre 2003 de " L'Encyclopédie
culinaire du XXIème siècle ".
BS-
Pour terminer cette discussion voudriez vous offrir à nos internautes
passionnés de cuisine une recette spéciale pour notre site !
Soupe
de courge au lard virtuel
(4 personnes)
1.
Bouillon de légumes
-Mettre dans un faitout :
- 6
carottes coupées en dés
- 1
blanc de poireau
- ½
céleri branches
- 1
bouquet garni
(vert de poireau, tiges de persil, branche de fenouil, 3 feuilles
de laurier, 1 branche de thym)
- ½
oignon
- 1
échalote
- 3
l. d'eau
- 20
cl de vin blanc
- 5
anis étoilé
Cuire
pendant 2 heures à couvert.
Laisser reposer 30 min.
Filtrer avant utilisation.
Ne pas assaisonner (ni sel, ni poivre), car ce bouillon de légumes
devra subir des réductions.
2.
Soupe de courge
Choisir
une courge de 2,6 kg.
L'éplucher, l'épépiner puis la couper en cubes d'environ 4 cm2.
Faire revenir à sec en remuant pendant 5 min.
Cuire à couvert, à feu doux pendant 20 min.
Ajouter ½ litre de lait écrémé, ¾ de bouillon de légumes, 1 cuillère
à soupe rase de sel de Guérande et 10 g. de sucre.
Cuire le tout à bonne ébullition pendant 20 min.
Mixer, filtrer et vérifier l'assaisonnement.
Garder au bain-marie.
3. Ecume de lard
Faire
revenir à sec 100 g. de lard fumé.
Ajouter 500 g. de bouillon de légumes.
Réduire au ¾. Incorporer 400 g. de lait écrémé et 5 g. de sucre
semoule.
Porter à ébullition. Mixer puis filtrer.
Laisser refroidir à température ambiante.
Ajouter 5 feuilles de gélatine que vous aurez préalablement trempées
dans de l'eau froide pendant 5 min. Mixer.
Introduire cette préparation dans un siphon.
Ajouter 2 cartouches de gaz. Bien agiter.
Laisser reposer au freezer pendant 20 min.
Dressage Remplir les bols avec la soupe de courge tiède (7 à 8 cm
de haut).
Sortir le siphon.
Ajouter 1 cartouche de gaz. Bien agiter.
Siphonner avec l'écume de lard virtuel sur chaque bol (3 cm de haut).
A
vos fourneaux !!
Nous
vous remercions de bien avoir voulu
vous prêter à ce jeu des questions et des réponses.
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