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Sommaire Cinéma
VATEL
Réalisation: Roland JOFFE

Interprétation:
Gérard DEPARDIEU (François Vatel) Uma THURMAN (Anne de Montausier)
Tim ROTH (Marquis de Lauzun) Julian GLOVER (Prince de Condé) Timothy
SPALL (Gourville) Arielle DOMBASLE (Princesse de Condé).
Château
du Prince de Condé, près de Chantilly,10 avril 1671. François
Vatel est l'intendant fidèle et dévoué d'un Prince de Condé fie,
mais vieillissant et ruiné; il cherche à regagner les faveurs
du roi Louis XIV, en commandant son armée. Pour l'occasion, Condé
remet la destinée de sa maison entre les mains de Vatel, lui intimant
la lourde charge de recevoir toute la cour de Versailles. Car
Vatel est un personnage intransigeant et courageux, ne supportant
pas la moindre faiblesse. Mais il est séduit par Anne de Montausier
et commence à perdre la maîtrise de lui-même dans un jeu de cour
où il n'est pas à son aise.
La scénariste Jeanne Labrune (la réalisatrice de Si je t'aime
prend garde à toi) s'est intéressée au personnage de Vatel après
avoir lu une lettre de Madame de Sévigné relatant son suicide.
Souhaitant au départ mettre en scène elle-même le scénario, elle
y a travaillé pendant près de huit ans, effectuant de nombreuses
recherches afin de s'imprégner de la langue et des formules de
l'époque. Ce scénario aux plusieurs prix ne pouvait qu'attirer
le fin gastronome Depardieu. Uma Thurman avait elle tourné 11
ans aupravant Les Liaisons dangereuses. Cette histoire vraie narre
les derniers jours avant que Vatel ne soit appelé à Versailles,
loin de sa période chez Fouquet (lorsqu'il était ministre des
finances du Roi)
.
Le
scénario, racheté par Alain Goldman, a été confié au réalisateur
britannique Roland Joffé qui avait précédemment émis l'envie de
le mettre en scène. Roland Joffé a réalisé de nombreux films dont,
La Déchirure, la Palme d'or Mission (1986) - avec Robert de Niro
et Jeremy Irons (membre du Jury cette année) -, La Cité de la
Joie (1992) avec Patrick Swaize, Les amants du nouveau monde (1995)
avec Demi Moore et Gary Oldman et Goodbye Lovers (1997), déjà
présenté hors-compétition à Cannes. En faisant l'Ouverture de
ce prestigieux Festival, Vatel s'offre un beau coup marketing,
malgré les rumeurs un peu froides entourant ce film d'une autre
époque. Artistiquement, Joffé a fait appel aux meilleurs, et notamment
le célèbre Ennio Morricone pour la musique. Le producteur Alain
Goldman avait déjà travaillé avec Depardieu (1492), avant de produire
Casino, plusieurs flops français (XXL, Bimboland, En Plein coeur)
et cette année, le nouveau Kassovitz. Impressionnante, la production
(anglophone) a nécessité près de 400 personnes sur les décors
(construits par Jean Rabasse, qui a travaillé avec Jeunet et Caro),
les effets spéciaux et la cuisine. De la cuisine pour 3 banquets
somptueux, symbole d'un art de vivre et d'un gachis digne de notre
époque.
Mon
avis: Un navet de première !
Mal raconté, mal joué
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